DownloadedFile_1Avec Un lieu incertain Josée Dayan signe avec son scénariste Emmanuel Carrière sa troisième adaptation d'un roman de Fred Vargas après Sous les vents de Neptune et L'homme aux cercles bleus. Les adaptations restent très fidèles à la structure du roman et  cherchent  à transmettre l'atmosphère du roman. Ces téléfilms bénéficient d'un formidable casting identique d'un épisode à l'autre: de Adamsberg (Jean-Hugues Anglade) à Corine Maserio (Violette Retancourt) en passant par Charlotte Rampling (Mathide). La palme revient cependant à Jacques Spiesser qui incarne un étonnant Danglard sorti tout droit des pages de Vargas. La fragilité d'Adamsberg est traduite par l'emploi d'une caméra portée hésitante qui suit toutes ses  réactions, ses doutes. 

Pourtant on peut émettre quelques restrictions après le visionnement des trois films, liées sans aucun doute aux contraintes de la production télévisuelle. Le calibrage de chaque épisode à  90 minutes contraint les scénaristes à resserrer l'action sur ce qu'elle a d'essentiel, les temps de respirations, d'errances d'Adamsberg sont par trop comprimés. A l'écran, les personnages secondaires n'ont pas toujours la même truculence verbale que dans les romans, et souvent l'humour de Vargas n'affleure que par moments. La mise en cadre reste dans la tradition télévisuelle des cadres rapprochés, des plans de dialogues et d'émotion.

Malgré toutes ces restrictions la série de Josée Dayan, sans être un chef d'oeuvre, reste très agréable à regarder.