Jean Tulard auteur de nombreux ouvrages de cinéma  évoque en quelques pages la carrière de Marylin Monroe  dans son" Dictionnaire amoureux du cinéma", placé sous le signe de la cinéphilie ,un livre fait de souvenirs".

Tulard commence par rappeler que Marylin Monroe a tourné avec les plus grands réalisateurs :  Cukor, , Preminger, Lang, Sturges… Dès ses premiers films , elle marque de son empreinte ses  petits rôles dans Quand la ville dort-1950 de Huston ou Eve-1950 de Mankiewicz.

Pour Tulard  quatre films vont l'imposer au public: Niagara de Hathaway-1953, les hommes préfèrent les blondes-1953 de Hawks, Sept ans de réflexion -1955 et  Certains l'aiment chaud-1959 de Billy Wilder.

Tulard considère que son jeu fait de naturel s'est altéré quand en 1955  elle décide de suivre les cours de l'Actor studio  dirigé par Lee Strasberg. D'un seul coup Marilyn change. La luminosité, l'intelligence et la spontanéité disparaissent  affirme  Tulard.  Pour lui ,Strasberg avait déjà  massacré une génération d'acteurs . On peut ne pas partager son point de vue lorsque on parcourt  la liste des acteurs sortis de l'école: Marlon Brando, Paul Newman, Lee Remick, Steve Mac Queen, Robert de Niro, Al Pacino…Mais en revanche j'adhère totalement à ses propos quand il s'interroge:

Fut-elle la plus belle? Peut être. La plus sensuelle probablement. La plus complète à coup sûr, sachant jouer, chanter et danser. A l'inverse de ces stars froides et inaccessibles que symbolisa Garbo, sa fragilité, sa vulnérabilité, sa spontanéité la rendaient profondément humaine.


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