le_faucon_maltaisScénariste confirmé, John Huston passe pour la première fois à la réalisation avec Le Faucon Maltais. Pour la troisième fois  le roman de Dashiell Hammett était porté à l'écran. Les deux premières adaptations n'avaient guère enchanté le public. La difficulté de la transposition tient tout d'abord à la complexité de l'intrigue. Sam Spade, détective privé, travaille avec son associé Miles Archer. Une ravissante jeune femme l'engage pour retrouver sa soeur partie avec un sinistre personnage, un dénommé Thursby. Miles Archer, chargé de retrouvé l'individu est tué. Thirsby est assassiné à son tour. La police tient le lien entre les deux meurtres : Spade qui est soupçonné de ces crimes. 

Spade  pour se disculper doit trouver lui même le coupable et ses motivations. Lors de son enquête, il découvre que les morts de Thirsby et de Archer sont liés à la recherche, par de nombreuses personnes, d'une petite statuette d'une valeur inestimable, le Faucon Maltais. Le film à sa sortie rencontre un énorme succès public très mérité. Huston dès son premier film s'impose comme un fabuleux réalisateur, un remarquable directeur d'acteurs. Il est vrai qu'il est servi par un  casting  de  rêve. Mary Astor est étonnante en femme fatale, Sydney Greenstreet promène comme toujours sa corpulence avec élégance, Peter Lorre joue le rôle d' un métèque plus vrai que nature, et pour couronner le tout Humphrey Bogart donne à Sam Spade son visage inoubliable. Un film noir, fondateur du genre.