la_permission_de_minuit_300Avec la permission de Minuit, Delphine Gleize aborde un sujet délicat, celui des "enfants de la lune" qui exposés à la lumière du jour sont destinés à  mourir. Elle aborde la maladie par le biais de la fiction, par l'amitié qui s'est créé entre le médecin- spécialiste (Vincent Lindon) et un de ses jeunes patients, un adolescent qu'il soigne depuis plus de dix ans (Quentin Challal). Delphine Gleize réussit à éviter le côté pontifiant et larmoyant. Cependant le film ne réussit pas à maintenir l'intérêt pendant près de deux heures, malgré l'énergie et la conviction  déployées par Vincent Lindon (acteur de talent que j'apprécie particulièrement). L'exposition de l'histoire est réussie, et présente quelques belles scènes comme celle des "enfants lunaires" marchant sur un chemin enneigé dans les montagnes pyrénéennes. Puis le récit piétine car tout est dit, les scènes convenues, pesantes se succèdent. Delphine Gleize n'arrive pas à terminer son film, elle hésite, cherche à éviter une fin attendue pour mieux s'y engouffrer. Il est dommage d'engager des actrices de talent comme Caroline Proust ou Emmanuelle Devos pour leur donner des rôles qui s'apparentent à de la figuration. Il n'est pas toujours facile de réaliser une oeuvre avec de bons sentiments.