UnknownChaplin. Monsieur Verdoux. 1947.

Le film de Chaplin inspiré très ouvertement de l'affaire Landru, s'ouvre sur l'image de la tombe de Monsieur Verdoux. En voix off, Verdoux nous explique qu'il est en fait victime de la société. Il nous pose cette simple question : comment un chef de famille peut-il faire pour subvenir aux besoins de sa femme et de ses enfants dans une période troublée, lorsque le chômage se développe, quand la misère sévit. Chaplin adopte volontairement une position cynique, le ton de l'humour noir pour critiquer la société capitaliste qui n'hésite pas à broyer les hommes. Elle est de fait la vraie  responsable de crimes ceux de Landru. Un très grand film.


landru_aff01Chabrol. Landru. 1963. 

Là encore Chabrol, en racontant l'histoire du tueur en série, "serial killer" pour faire plus moderne, s'attaque à la bonne bourgeoisie bien pensante. Comme Chaplin, il nous interroge: "Quels sont les moyens pour faire vivre une famille de quatre enfants dans un période troublée?". Dans ce film, on retrouve l'humour caustique du réalisateur, toujours prêt à dévorer une cuisse de bourgeoise ou un cuissot de curé. Chabrol dans Landru n'hésite pas à faire un parallèle entre les victimes de Landru et la boucherie de la première guerre mondiale. Quand il ne s'attaque pas au goupillon, il s'en prend au sabre. Le film au vitriol est servi par un étonnant comédien à la voix inimitable, Charles Denner.