La vie de Landru.


landru_05Né en 1869, dans un milieu modeste Henri Désiré Landru reçoit une bonne éducation. Il est même diacre de l'église catholique. Après son service militaire, il se marie en 1893, de cette union naissent quatre beaux enfants. Pendant sept années il multiplie les différents métiers pour subvenir aux besoins de sa famille. En 1900, avec le changement de siècle, il est persuadé que l'enrichissement personnel est plus rapide en se lançant dans l'escroquerie qui lui rapporte de jolies sommes mais qui parfois l'expédie en prison. En 1914, une nouvelle condamnation risque de l'envoyer au bagne à perpétuité. Il décide de changer de style. Se faisant passer pour un veuf éploré, il séduit des femmes seules disposant de quelques revenus. Succombant au charme et à l'éloquence de Landru, elles lui donnent alors procuration sur leurs comptes bancaires. Fatale erreur, puisqu'elles signent alors leur arrêt de mort. Landru enterre une partie des cadavres et fait brûler les restes dans les chaudières des maisons qu'il a louées dans la banlieue parisienne, à Vernouillet ou à Gambais. Il est vrai que le climat général est favorable à son entreprise, le guerre sévit et la police ne prend guère le temps d'enquêter sur la disparition de petites bourgeoises. Mais le conflit finit par se terminer. Les plaintes des familles de victimes se précisent et l'étau policier se resserre peu à peu autour de Landru. En avril 1919, il est arrêté à son domicile.

Son procès est retentissant. Tout Paris veut être aux premières loges. Il est vrai que le spectacle en vaut la peine. Devant l'abondance de preuves matérielles, Landru nie allègrement. Il s'estime victime d'un complot de la presse, d'un lynchage médiatique. Il fait même rire la salle en déclarant, provocateur envers la cour :

 

"Si les femmes que j'ai connues ont quelque chose à me reprocher elles n'ont qu'à déposer plainte". 

 

Condamné à la peine capitale, Landru fut exécuté en février 1922.