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Tom Epperson scénariste reconnu de cinéma passe à l'écriture romanesque avec The kind One, (traduit d'une manière surprenante en français sous le titre de  L.A. Noir). L'auteur nous plonge dans le Los Angeles des années trente, au lendemain de la prohibition. Le personnage central est Danny Landon, homme de main d'un truand qui règne sur un petit empire menacé, Bud Steiz. Danny est devenu amnésique et boite légèrement depuis qu'il a été passé à tabac et a reçu un coup violent sur le crâne. Il voudrait se souvenir de son passé, et se fait raconter des anecdotes sur sa vie oubliée. Il cherche à comprendre pourquoi il est surnommé Danny les deux flingues. Mais Danny doute de la réalité des  histoires racontées à son sujet. Il s'étonne de la bienveillance manifestée par Steiz à son égard. Dans le lotissement où il aménage, Danny se lie rapidement d'amitié avec un ancien militaire anglais qui passe son temps à soigner son chat et avec la jeune Sophie maltraitée par sa mère. Quand chargée de protéger la maîtresse de son patron, Danny en tombe amoureux, c'est le début de tous les ennuis.

Le récit, raconté sous le point de vue de Danny, est solidement construit. Tom Epperson, en bon scénariste de cinéma hollywoodien sait alterner les temps forts à l'action ultra violente et les scènes plus psychologiques et dialoguées. Il introduit parfois quelques touches d'humour noir, histoire de détendre un peu l'atmosphère étouffante du récit. L'écriture est nerveuse, efficace et on lit le livre avec plaisir. Le seul reproche que l'on peut faire au roman c'est d'être écrit en 2010, en effet L.A. Noir épouse totalement les codes du roman noir des années 30 ou 40. Les personnages sortent tout droit de l'univers de Hammett ou de Chandle r: un chef de gang  violent et sadique, des couples de tueurs au cerveau étroit, une ex-chanteuse qui déteste son amant, des politiques et des flics ripoux. Et la fin est prévisible, attendue. 

Un bon roman. Pour les amoureux du genre.