31 mai 2011

Charles Bukowski. Apporte-moi de l'amour.

51ZD8Y27PBLSous le titre Apporte moi de l'amour sont réunies  deux courtes nouvelles qui ne peuvent pas laisser le lecteur indifférent. La première qui donne son titre au recueil met en scène un homme Harry qui vient rendre visite à son épouse Gloria dans une clinique psychiatrique. Tous les gestes et les paroles de tendresse d'Harry provoquent de la part de la femme des bordées d'injures. On est amené à plaindre Harry, mais qui est-il véritablement ?. Dans la seconde nouvelle There's no business,  Bukowski nous dresse le portrait d'un comique qui ne fait plus rire personne avec ses blagues éculées. C'est le portrait d'un artiste fini en manque d'inspiration qui après quarante ans de galère n'avait "même pas de quoi s'offrir une cuvette pour gerber dedans".  Tout le talent de Bukowski émerge dans ces courts récits au style incisif. Les dessins de Robert Crumb qui illustrent les textes correspondent parfaitement à l'univers de Bukowski à sa vision pessimiste et noire la société américaine, des rapports humains. Dans la postface, Jean-Luc Fromental donne quelques pistes pour la lecture de l'oeuvre du grand écrivain.

 

Collection Mille-et-une-nuits.

Posté par Wens à 17:59 - - Commentaires [3] - Rétroliens [0]
Tags : , ,


23 mai 2011

Boniour d'Athènes

En route pour une semaine à Athènes:

Unknown

Posté par Wens à 08:09 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags :

Wens. Les Indes Bretonnes

Je vous avais raconté mon séjour idyllique dans un phare breton, mais j'ai oublié un détail. A mon retour sur la route , dans le crachin, au détour d'une route, je suis tombé sur un magasin au nom curieux : les Indes bretonnes. Comme j'étais paumé et intrigué j'ai poussé la porte.  Au milieu de la pièce, un chêne! un chêne de Noël ! A la place des guirlandes, des filets de pêcheurs;  pour remplacer les boules : des anémones, des carapaces de crabes, des étoiles de mer…Eberlué, j'ai murmuré un inaudible :

 " y'a quelqu'un ?" 

De la plus haute branche est descendu un primesautier vieillard à la barbe tricentenaire en toge blanche. Un druide. 

-"Bienvenue dans mon lunatique et astral monde, oh toi l'étranger!"

Il a psalmodié dans sa langue d'islandais, tout en plaçant sur ma tête une couronne de gui et d'algues sèches. Il m'a tendu une coupe :

-"Bois! le nectar des dieux."

L'hydromel, c'est pas ma tasse de thé, mais il fallait pas contrarier le bonhomme. J'ai voulu reposer le breuvage sur une sorte de dolmen. Le barde a arrêté mon geste et a brandi une serpe au-dessus de mon crâne .

-" Iconoclaste! l'autel sacré de Boand".

Une musique céleste a envahi la pièce et une bayadère en sari rouge et blanc a commencé à démultiplier les bras, un véritable poulpe.

- Voici Gwen mon épouse, dit le druide d'une voix incantatoire, une vénérable princesse hindoue une des gallisenae du Radjasthan . J'avais trouvé l'explication du nom du magasin.

Posté par Wens à 08:02 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : ,
22 mai 2011

Edualc Regnets.Le rameur.

Souvenirs marocains

 

Le rameur

 

Lentement

Patiemment

Il va se lasser

Brassant sans cesse l'avenir et le passé

 

Il trouble la trame

Ténue de ses destins

Ses rides graves se résolvent sous ses rames

En de faciles bulles et follets dessins.

 

Sur ses avirons, il pense, obstinément

Et prétend

Tourner le dos à la réalité

Pour mieux la pénétrer.

 

Edualc Regnets

Alter Ego.

Editions Oswald.

 

 Les compagnons Troubadours du dimanche de Bookworm :

 Alex : Mot-à-mots Alinea66 : Des Livres... Des Histoires...Anne : Des mots et des notes, Azilis : Azi lis, Cagire :Orion fleur de carotte, Chrys : Le journal de Chrys, Ckankonvaou : Ckankonvaou, Claudialucia : Ma librairie,Daniel : Fattorius, Edelwe : Lectures et farfafouilles, Emmyne : A lire au pays des merveilles, Ferocias : Les peuples du soleil, George : Les livres de George, Hambre : Hambreellie, Herisson08 : Délivrer des livres?, Hilde : Le Livroblog d'Hilde , Katell : Chatperlipopette, L'Ogresse de Paris : L'Ogresse de Paris, L'or des chambres : L'Or des Chambres, La plume et la page : La plume et la page, Lystig : L'Oiseau-Lyre (ou l'Oiseau-Lire), Mango :Liratouva, MyrtilleD : Les trucs de Myrtille, Naolou : Les lectures de Naolou, Océane : Oh ! Océane !, Pascale :Mot à mot, Sophie : Les livres de Sophie, Wens : En effeuillant le chrysanthème, Yueyin : Chroniques de lectu


Posté par Wens à 07:53 - - Commentaires [7] - Rétroliens [0]
Tags : , ,
21 mai 2011

Woody Allen. Midnight in Paris. 2011.

MidnightInParis_AfficheIl est des retrouvailles attendues, le dernier Woody Allen depuis quarante ans fait partie de mes rencontres programmées. La presse unanimement saluait en Midnight in Paris, le petit chef d'oeuvre du plus français des réalisateurs américains. J'en salivais à l'avance. L'intrigue est charmante, bien construite, bien menée. Dans un Paris de carte postale, sorti d'un  guide touristique, Gil scénariste Hollywoodien rêve de devenir un véritable écrivain. Avant son mariage programmé pour les mois à venir, il se trouve en vacances dans un palace avec sa superficielle fiancée et ses beaux parents réactionnaires et antipathiques. Un soir après une soirée arrosée, une vieille automobile le transporte dans un voyage dans le temps, dans le Paris qu'il a toujours admiré : celui des années 20. Ses rêves les plus fous se réalisent, il rencontre dans un café ou chez Gertrude Stein les plus grands artistes de l'époque : Hemingway, Fitzgerald, Picasso, Dali, Bunuel… Tous les soirs à minuit, Gil accomplit le même voyage vers l'âge d'or. Mais attention, nous dit Woody Allen, la nostalgie d'un passé idéalisé ne doit pas nous faire oublier la beauté du présent.

Woody Allen reste un extraordinaire dialoguiste, au style pétillant et inégalé, à l'humour inimitable. Mais pourquoi ai-je simplement souri à quelques reprises en visionnant le film? pourquoi suis-je sorti déçu du ciné? L'explication  vient avant tout de l'interprétation du personnage central par Owen Wilson qui s'efforce d'être le clone de Allen des années 70. Il cherche à copier les gestes, les tics, les attitudes; il retrouve les intonations, la diction,le rythme ,les hésitations de Woody. Mais la photocopie est loin de l'original, une reproduction reste toujours un produit dérivé. Quand dans ses meilleurs films, Woody Allen  délirait, la caméra cherchait à se mettre au même diapason à suivre les déambulations verbales et physiques de l'acteur.  Dans Midnight in Paris, la caméra d'Allen s'est assagi, la mise en scène se contente de filmer des dialogues. Dans une distribution assez inégale, deux acteurs sont excellents: Marion Cotillard dont la charmante présence éclaire l'écran à chacune de ses apparitions et Adrian Brody  en Salvador Dali inoubliable. Au rayon des déceptions figure en bonne place Carla Bruni dont le jeu est au niveau du rôle: insignifiant.

A l'an prochain Monsieur Allen. En attendant, je vais re-visionner: Anny Hall, Manahattan, Hannah et ses soeurs

Posté par Wens à 09:47 - - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
Tags : , , , ,


20 mai 2011

Soeur sourire. Dominique. citation.

Dominique, nique, nique

S'en allait tout simplement....

Paroles et musique .Soeur Sourire. 1959.

Posté par Wens à 11:34 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , ,

Tarek & Morinière. Baudelaire ou le roman rêvé d' E.A. Poe.

 

Couv_Baudelaire_1Dans la biographie de Charles Baudelaire, il existe quelques trous. Tarek en profité pour les combler avec ce Baudelaire ou roman rêvé de E.A. Poe. Nous sommes à Paris en 1847, l'atmosphère sociale est tendue, à la veille de la révolution qui ramènera temporairement la République. Baudelaire a le spleen, il cherche l'inspiration de taverne en taverne, en absorbant de la fée verte, l'absinthe. Quand son éditeur, Poulet Malassis, lui demande de partir pour Londres dans le plus grand secret, il accepte par envie d'évasion. Il s'agit de ramener un manuscrit de la plus haute importance, qui risque de bouleverser la vie politique européenne. Baudelaire devient le le personnage central d'une intrigue qu'il ne contrôle pas, d'une histoire créée par Poe qu'il sera  amené à traduire ultérieurement. Nous sommes plongés dans un récit fantastique, fort bien écrit, mis en image par Morinière. Les dessins et la colorisation en nuances de noirs, gris et blancs, les jeux d'ombre et de lumière renforcent les côtés étranges et irréels de l'histoire. Si les plans larges, les reconstitutions des paysages sont très réussies, j'ai été très déçu par les cadrages serrés sur les personnages. Les têtes sont disproportionnées par rapport au corps. Les visages et leurs  expressions sont souvent caricaturaux. 

Malgré ces réticences,la bd est d' une lecture agréable.

 

Editions. Mosquito.

Posté par Wens à 09:43 - - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
Tags : , , , ,
19 mai 2011

Tom Epperson. L.A. Noir

9782253128847_G

Tom Epperson scénariste reconnu de cinéma passe à l'écriture romanesque avec The kind One, (traduit d'une manière surprenante en français sous le titre de  L.A. Noir). L'auteur nous plonge dans le Los Angeles des années trente, au lendemain de la prohibition. Le personnage central est Danny Landon, homme de main d'un truand qui règne sur un petit empire menacé, Bud Steiz. Danny est devenu amnésique et boite légèrement depuis qu'il a été passé à tabac et a reçu un coup violent sur le crâne. Il voudrait se souvenir de son passé, et se fait raconter des anecdotes sur sa vie oubliée. Il cherche à comprendre pourquoi il est surnommé Danny les deux flingues. Mais Danny doute de la réalité des  histoires racontées à son sujet. Il s'étonne de la bienveillance manifestée par Steiz à son égard. Dans le lotissement où il aménage, Danny se lie rapidement d'amitié avec un ancien militaire anglais qui passe son temps à soigner son chat et avec la jeune Sophie maltraitée par sa mère. Quand chargée de protéger la maîtresse de son patron, Danny en tombe amoureux, c'est le début de tous les ennuis.

Le récit, raconté sous le point de vue de Danny, est solidement construit. Tom Epperson, en bon scénariste de cinéma hollywoodien sait alterner les temps forts à l'action ultra violente et les scènes plus psychologiques et dialoguées. Il introduit parfois quelques touches d'humour noir, histoire de détendre un peu l'atmosphère étouffante du récit. L'écriture est nerveuse, efficace et on lit le livre avec plaisir. Le seul reproche que l'on peut faire au roman c'est d'être écrit en 2010, en effet L.A. Noir épouse totalement les codes du roman noir des années 30 ou 40. Les personnages sortent tout droit de l'univers de Hammett ou de Chandle r: un chef de gang  violent et sadique, des couples de tueurs au cerveau étroit, une ex-chanteuse qui déteste son amant, des politiques et des flics ripoux. Et la fin est prévisible, attendue. 

Un bon roman. Pour les amoureux du genre.

Posté par Wens à 17:07 - - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
Tags : ,

Alain Dubos et Philippe Valliez. Landes, de terre et d'eaux. Citation du jeudi.

L'ouvrage est un hymne à la région landaise. Au beau texte très poétique de Alain Dubos répondent les superbes illustrations de Philippe Valliez. La rencontre de deux talents.

 

Landes__de_terre_et_d_eaux

 

Ici la terre est eau, l'eau, décor et repère où résonne l'écho de voix évanouies, l'eau qui très vite reprend sa liberté, se mariant aux ciels hésitants du matin, campagne de passants, de beaux indifférents, et d'autres qui le sont moins habitués des cimes.

 

Editions Passiflore.

ur l'initiative de Chiffonnette

Challenge_de_Chiffonnette_citations

 

Posté par Wens à 07:25 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , ,
18 mai 2011

Renard. Woodrell. Un hiver de glace.

9782203018211FSJ'avais particulièrement apprécié l'adaptation du livre de Woodrell , Winter's Bone  au cinéma par Debra Granik (billet du 5 mars). Et je craignais en me plongeant dans la lecture de la BD de Romain Renard d'être fortement déçu. Mais au contraire, j'ai été pris dès les premières planches par l'étouffante atmosphère de l'ouvrage . J'ai retrouvé avec sympathie le personnage de Ree Dolly, jeune fille de dix sept ans, qui se bat avec obstination et courage pour sauver les maigres biens de sa famille: un toit et quelques bois.  Dans un monde isolé, sauvage et cruel Ree doit retrouver son père ou faire la preuve de sa mort pour lever l'hypothèque qui pèse sur sa maison. Elle mène un  combat quasi solitaire qui l'amène à  accepter les coups, les humiliations, à frôler la mort pour protéger ses jeunes frères et une mère qui a perdu en partie la raison. Romain Renard nous plonge dans l' univers sombre de Daniel Woodrell où l'homme 96_e6953cherche à survivre  dans une nature hostile. Dans ces régions reculées des Monts Ozarks, les lois sont dictées par des clans en marge de la société, organisés comme des meutes de loups. L'ambiance glacée, la noirceur du récit sont  servis par un beau travail graphique. Les dessins aux traits précis sont colorisés en teintes sombres, et  rares sont les moments où la lumière perce à travers le ciel bas et lourd. Ree est la seule lumière, la preuve que l'humanité peut survivre au milieu de l'horreur. 

 

Une nouvelle réussite pour la collection Rivages/ Casterman/ Noir.

Initié par Mango

BD_logo_des_BD_du_mercredi_de_Mangojpg

Posté par Wens à 07:17 - - Commentaires [8] - Rétroliens [0]
Tags : , , , ,


  1  2  3  4