_bataille_alger_clip_image002Dans son roman, Le Mur, le Kabyle et le Marin, Antonin Varenne présente la situation de la France en  1957.Le pays est alors dirigé par le gouvernement du socialiste   Guy Mollet qui face au conflit algérien décide de confier  en janvier les pouvoirs de police à l'armée et en particulier à Alger aux parachutistes du général Massu. Pour démanteler la rebellion les parachutistes ont recours à la torture, et en quelque mois plus de 3000 nationalistes algériens disparaissent

 

 "La France a besoin de ses dernières colonies, de leur terres, de leurs sous-sols et de leurs hommes pour construire et avancer. La contradiction d'un empire colonial, dans une nouvelle ère de modernité, n'a pas encore frappé les esprits. L'Algérie est à feu et à sang depuis trois ans. En février 1957, le service national est rallongé à trente mois, la classe 55 rappelée.

En avril, deux cent mille appelés sont sous les drapeaux. Et deux cent mille engagés, dont une bonne partie revenue d'Indochine les oreilles basses. Le nom de De Gaulle réapparaît dans les discussions et les journaux. La censure et la propagande ne suffisent plus. Il y a des morts, des bombes, il y a Palestro, la bataille d'Alger et les premiers rapports accablants. Tortures. Exécutions sommaires. La guerre sans nom est déjà sale."

ur l'initiative de Chiffonnette

 

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