74809Dans son roman  La Nuit la plus longue Burke , par l'intermédiaire de son personnage principal Dave Robicheaux,  jette un regard amer sur la justice de son pays.

 

…faire respecter la loi ne consiste pas même à la faire "respecter". On s'occupe des problèmes une fois que les choses se sont passées. On attrape les criminels par chance ou par hasard, soit grâce à des indics. Pour des raisons légales et par manque de preuves, la plupart des crimes commis par des récidivistes ne sont même pas susceptibles d'être poursuivis. La plupart des détenus qui sont au trou ont passé leur vie à imaginer des moyens de se faire remarquer par le système. Finalement, la prison est le seul endroit où ils se sentent à l'abri de leur propre échec.

Malheureusement, les dernières personnes auxquelles on pense sont les victimes. Elles deviennent un post-scriptum à l'enquête ou au procès, des adverbes plutôt que des noms. Demandez à la victime d'un viol, ou à des gens qui se sont fait tabasser à coups de crosse de révolver ou de tuyau de métal, ou ont été attachés à des chaises et torturés, ce qu'ils ont pensé du système, quand ils ont appris que leurs agresseurs avaient été relâchés sous caution sans que leurs victimes en aient été prévenues?

Je ne crois pas à la peine capitale, mais je n'ai pas d'argument contre ceux qui la défendent.

 

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