nuit_de_pleine_lunePrésentation de l'éditeur:

Par une nuit de pleine lune, une bande de jeunes désoeuvrés pénètre dans une maison isolée pour braquer le coffre. Incapables de l'ouvrir, ils s'en prennent aux propriétaires, un couple de retraités, dans le but de leur faire cracher le code. N'importe qui finirait par céder par peur d'un mauvais coup. Mais le vieux Boisseau n'est pas n'importe qui.

Mon avis:

Les éditions Glénat nous proposent un nouvel album du duo Hermann père et fils. Comme une tragédie classique, le scénario reprend la règle des trois unités : unité de lieu, unité de temps, unité d'action. C'est dans la grande demeure des Boisseau, isolée dans la campagne, que se situe l'essentiel de l'intrigue qui se déroule dans un temps réduit, une douzaine d'heures. Yves H. adopte un schéma efficace de construction classique de thriller. La préparation du braquage permet de présenter les personnages de la bande, de mettre à jour les différence et les antagonismes qui existent. L'échec de l'ouverture du coffre exacerbe les tensions et modifie le plan initial. Les retraités sont dans un premier temps les victimes, ils doivent sous la menace donner le code du coffre. Mais tout tourne mal, Boisseau, la victime ensanglantée, se relève et devient le chasseur de pleine lune. Un scénario consensuel, sans surprise, déjà vu de multiples fois au cinéma.

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La différence avec d'autres albums construits sur le même principe, vient de la qualité du dessin, de la mise en page et du découpage d'Hermann. Il excelle en particulier dans les séquences nocturnes, les clairs-obscurs, lorsque la maison n'est éclairée que par la lune. Les personnages sont transformés en ombres fantomatiques et Boisseau devient Nosferatu.  La dernière scène au petit jour est splendidement montée, un petit chef d'oeuvre de découpage et mériterait d'être analysée dans le détail. 

Un bon album efficace mais pas inoubliable.

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Après Asphodèle… Mango et son portrait Chinois 

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Si j'étais un écrivain: Sans aucun doute Louis Ferdinand  Céline, l'auteur du Voyage au bout de la Nuit et de Mort à crédit. Une écriture, un style, une force… Je relis régulièrement le Voyage dans l'édition du livre de poche achetée chez mon bouquiniste, j'avais 16 ans… et je possède bien sûr l'édition illustrée par Tardi. (Nota : j'ai une antipathie pour le collabo et ses écrits antisémites).

Si j'étais un aliment : un tiramisu (quand il est préparé par ma fille cadette).

Si j'étais un supplice : Chasser le sanglier avec un gilet et une casquette fluo, posté une matinée à me geler les fesses au bord d'une route. Le pire c'est que j'adore la daube de sanglier.

Si j'étais un animal : Un ours, type grizzly. 

Si j'étais une couleur : La vie et le monde se déclinent en bleu. Ciel, marine, la terre est bleue comme une orange. 

Si j'étais une pièce : Un grenier. un énorme grenier. l'histoire de la vie.

Si j'étais un objet :  La montre à gousset de mon grand père. Un homme merveilleux.

Si j'étais une chanson : Le testament de Brassens. En effeuillant le chrysanthème…

Si j'étais un défaut : La question me laisse perplexe. Si je dresse la liste de mes défauts elle atteint  le sommet  de l' Everest…