Chr_tiens_et_mauresPrésentation de l'éditeur.

Un matin, en regardant le dernier-né de la tribu Malaussène dans son hamac, le Petit réclame son papa à lui. D'abord insouciant, Benjamin est bien obligé, en le voyant pâlir et maigrir à vue d'oeil, de comprendre qu'il ne mangera pas tant qu'il n'aura pas rencontré son géniteur…..

Mon avis.

Quand  "Le Petit" , le dernier né de la tribu Malaussène entame une grève de la faim pour connaître son père, la panique s'empare de Benjamin. Si toute la fratrie a bien la même mère les enfants sont tous de pères différents passés aux oubliettes. Et voilà que "Le Petit" insiste, il est pris d'une crise de Bartlébysme aigüe, déclarant vouloir son père en utilisant le conditionnel ! 

Dans une histoire totalement improbable, le lecteur de Pennac retrouve avec plaisir toute la smala Malaussène et leurs "sympathiques" amis de Belleville. Mais le personnage clef de l'intrigue est un vrai shériff (et son ténia), qui a subi de multiples passages à tabac. Il est  recueilli à trois quart mort par la famille, qui décide unanimement de le ramener non sans mal à la vie. Dans son coma, l'américain polyglotte se met parfois à prononcer  de curieuses phrases  en anglais, hébreu, italien et surtout à crier en espagnol avec régularité: "Cristianos y moros", des chrétiens et des maures. Bien sûr Pennac nous permet de  découvrir le sens caché de ces étranges exclamations et "Le Petit" va pouvoir cesser sa grève de la faim, s'attabler devant un plat de riz et de haricots sans déclarer comme Bartleby de Herman Melville:  "I would prefer not to ". Au fait comment traduire cette expression? 

Un court roman, un hommage à Melville, qui se lit d'une traite dans un éclat de rire.

 

dieu_2Citation.

" Ce que Dieu ne peut plus faire, une femme, parfois le peut."

 

 

 

 

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