Daniel Pennac. Des chrétiens et des maures.
Présentation de l'éditeur.
Un matin, en regardant le dernier-né de la tribu Malaussène dans son hamac, le Petit réclame son papa à lui. D'abord insouciant, Benjamin est bien obligé, en le voyant pâlir et maigrir à vue d'oeil, de comprendre qu'il ne mangera pas tant qu'il n'aura pas rencontré son géniteur…..
Mon avis.
Quand "Le Petit" , le dernier né de la tribu Malaussène entame une grève de la faim pour connaître son père, la panique s'empare de Benjamin. Si toute la fratrie a bien la même mère les enfants sont tous de pères différents passés aux oubliettes. Et voilà que "Le Petit" insiste, il est pris d'une crise de Bartlébysme aigüe, déclarant vouloir son père en utilisant le conditionnel !
Dans une histoire totalement improbable, le lecteur de Pennac retrouve avec plaisir toute la smala Malaussène et leurs "sympathiques" amis de Belleville. Mais le personnage clef de l'intrigue est un vrai shériff (et son ténia), qui a subi de multiples passages à tabac. Il est recueilli à trois quart mort par la famille, qui décide unanimement de le ramener non sans mal à la vie. Dans son coma, l'américain polyglotte se met parfois à prononcer de curieuses phrases en anglais, hébreu, italien et surtout à crier en espagnol avec régularité: "Cristianos y moros", des chrétiens et des maures. Bien sûr Pennac nous permet de découvrir le sens caché de ces étranges exclamations et "Le Petit" va pouvoir cesser sa grève de la faim, s'attabler devant un plat de riz et de haricots sans déclarer comme Bartleby de Herman Melville: "I would prefer not to ". Au fait comment traduire cette expression?
Un court roman, un hommage à Melville, qui se lit d'une traite dans un éclat de rire.
Citation.
" Ce que Dieu ne peut plus faire, une femme, parfois le peut."

Commentaires sur Daniel Pennac. Des chrétiens et des maures.
J'avais adoré la saga des Malaussène, mais pas lu celui-là alors que je l'ai vu à la maison : il faut que je fasse une virée dans parmi les livres ado de ma grande fille.
Tout à fait en accord avec ma lecture (excellente) en cours, "Bartleby & co" d'Enrique Vila Matas !
Pôôôvres enfants pillés par leur mère.
Faudrait déjà que je relise (ou lise tout court) Monsieur Malaussène, que j'ai sur mon étagère ! Je me cache, enfin là je vais éteindre l'ordinateur le vent souffle très fort, je vais préparer les bougies pour ce soir...
la soirée ne sera pas triste....
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