les-hauts-vents_couvPrésentation de l'éditeur:

Une bourrasque un peu trop violente les a sortis du circuit. Un accident, une dérive...Thomas, seize ans et déjà en galère, Louis, l'ancien ajusteur alcoolique, Patrick, l'ancien démineur de la guerre du Golfe, Moïse, Lister et les autres...Ils ont atterri aux «Hauts Vents», une ferme isolée, transformée en refuge pour ceux dont même les institutions ne veulent plus.De la racaille... De la vermine pour le chef Barrier, vieux routier de l'extrême droite et ses adjoints, chargés de monter dans la région une «Ecole des cadres du Parti».Entre les marginaux et les fachos, ça chauffe dangereusement !. La découverte du corps d'une femme massacrée à coups de hachette allume définitivement l'incendie...Massoulier, le flic, saura-t-il aussi jouer les pompiers ?. 

Mon avis:

Fajardie ne fait pas dans la dentelle. Dans son coin du sud-ouest le monde se divise en deux camps. Dans la ferme des Hauts vents vivent les Bons, vraiment bons, dix hommes exclus et en marge de la société: un intello-ex maoïste, un beur, un noir, un chômeur, des jeunes sans emploi, un immigré portugais…  En face dans le Château, se retrouvent une quarantaine de  méchants , vraiment méchants, d'un parti de l'extrême droite.

Les bons sont intelligents, vraiment intelligents. Les méchants racistes sont bêtes, vraiment bêtes, à commencer par le chef chargé de leur préparation physique. dont la taille du cerveau doit atteindre  celle d'un petit pois extra-fin. Heureusement les boites crâniennes des fachos sont protégées par le béret qu'affichait la milice pendant la seconde guerre mondiale.

Profitant de l'aubaine de la bagarre des deux camps, un violeur et tueur en série après dix ans d'abstinence se remet au boulot. Il faut avoir les oeillères du capitaine de gendarmerie Massoulier pour ne pas trouver le coupable. N'ayant rien d'un Sherlock Holmes j'ai simplement procédé par élimination: le tueur n'appartient pas au camp des Bons par principe, il ne fait pas parti des Méchants qui tuent sur ordre, alors il ne me restait plus dans l'histoire qu'un personnage solitaire en apparence bonhomme. 

La nouvelle écrite avec humour il y une dizaine d'années peut ravir tous ceux qui comme moi n'apprécient guère le bruit des bottes, les héritiers de l'Ordre Nouveau, les nostalgiques de la période coloniale…c'est très agréable de voir ridiculiser une clique raciste et réactionnaire, mais les Méchants maintenant ne sont pas aussi stupides et ont troqué  l'uniforme de la milice pour le costume trois pièces ou le tailleur Chanel et leurs idées se banalisent.