Stephen Humphrey Bogart. Le remake. As time goes by.
Présentation de l'éditeur:
R.J. Brooks, détective privé, est le fils de deux monstres sacrés. Et comme si gérer cette légende dorée n'était pas assez difficile, voilà qu'une productrice de Hollywood prépare le remake de leur film culte. Il ne peut s'empêcher de couvrir d'invectives cette ogresse, de menacer de mort tous ceux qui travaillent avec elle... Lorsque, de surcroît, sa petite amie Casey annonce qu'elle part pour Los Angeles travailler sur le film, la trahison est totale. Mais si sombre que lui paraisse le tableau, il va encore se noircir. Les membres de l'équipe du tournage deviennent la proie d'un serial Killer. Et R.J. se retrouve lui-même au premier rang des suspects...
Mon avis:
Le remake est un bon polar dont une partie de l'intrigue se situe dans le monde du cinéma, dans des studios hollywoodiens. Mais l'intérêt du roman réside dans la personnalité de son auteur Stephen Humphrey Bogart, le fils de Lauren Bacall et de l'immense Bogey. Le titre original du livre "As time goes by" fait référence à la chanson de Casablanca interprétée par Doodley Wilson dans film mythique de Michael Curtiz, avec Ingrid Bergman et Humphrey Bogart:
You must remember this
A kiss is just a kiss, a sigh is just a sigh.
The fundamental things apply
As time goes by.
Le héros du roman est un peu le double de l'auteur. R.J Brooks est une copie de Marlowe le héros de Chandler interprété par Bogart, Brooke est le portrait craché son père, comme Stephen est la copie conforme de Humphrey. Etre le fils d'une star idolâtrée et lui ressembler est difficile à supporter:
Toute sa vie, il avait été harcelé par les fans de son père, et il en était arrivé,à un point où ils ne le dérangeaient plus. Il avait traversé une période où le fait d'entendre le nom de son père éveillait chez lui de la colère, puis de violents élans protecteurs, de la paranoïa, de l' amertume, de l'amusement, et enfin de l'indifférence. Il savait maintenant qui il était; il ne marchait plus sur les brisées de son père, et tout ce qui l'intéressait encore dans ces manifestations d'admiration, c'était de qui elles venaient.
Avant de trouver cet équilibre, cette sérénité et de se faire un prénom, Stephen Bogart a connu des périodes difficiles plongeant dans l'alcool et la drogue. Il a pu sortir de cet enfer grâce à l'aide de sa compagne devenue son épouse Barbara, dont il a trois enfants Richard, Jamie , Brooke (d'où le nom de son héros) et en suivant une thérapie. Il a fui la Californie qu'il n'aime pas:
...ça manque d'air et ceux qui y vivent me donnent des boutons
Il a choisi de vivre dans le New Jersey et adore New York:
il y avait une énergie incroyable à New York…une véritable énergie concrète, qui faisait qu'on se sentait lucide et infatigable. Rien que d'être là, RJ marchait plus vite, réfléchissait mieux, travaillait un peu plus efficacement.
Dans le roman , Stephen Bogart fait allusion à la rencontre de ses parents sur le tournage du Port de l'Angoisse en 1945 de Howard Hawks:
"A vos beaux yeux" était le film sur lequel travaillaient ses parents lorsqu'ils s'étaient connus. Le scénario était formidable, et l'alchimie entre les acteurs- en particulier entre ses parents- avaient été d'une qualité dont rêvent tous les professionnels du cinéma.
Le titre fictif du film, A vos beaux yeux, fait référence au surnom que l'on a donné à Lauren Bacall au moment du tournage: "The look", car elle joue souvent la tête baissée et ne lève le regard que pour fixer Humphrey Bogart.
Les relations difficiles entre Stephen et sa mère sont évoquées à quelques reprises dans le roman . A la mort de son mari Lauren Bacall a repris son métier d'actrice ne consacrant qu' un temps limité à l'éducation de ses deux enfants:
Voilà qui l'avait bien fait rire bien des fois au fil des années, l'idée qu'un flic de Los Angeles eût plus de temps à lui consacrer que sa propre mère. Enfin c'était du passé tout ça. Il en avait pris son parti et n'y pensait plus depuis belle lurette.
Stephen s'est fait un prénom. C'est un producteur de télévision, auteur de plusieurs romans noirs et d'une biographie de son père.
Commentaires sur Stephen Humphrey Bogart. Le remake. As time goes by.
en voilà un polar qui a l'air sympa! quand j'en aurai le temps,malheureusement je cours après (le temps)
@miriam: surtout si comme moi on est amoureux du couple Bacall-Bogart.
Ca alors!Je ne savais pas que le fils du Patron écrivait des noirs.Merci Wens de m'apprendre ça.Evidemment je vais l'acheter.Je crois que je l'achèterais même si tu en avais dit du mal."You must remember this,a kiss is just a kiss,la la la la la la".
@eeguab:: J'aii surpris le spécialiste!
Eh bien, quel billet! Je crois me rappeler vaguement avoir lu le livre, mais je m'en souviens si peu que c'était peut-être dans une autre vie...
@gwenaelle: quand je touche à Bogie alors....
Non honnêtement je l'ai lu sans le moindre frisson.Je crois d'ailleurs à relire ton billet que le roman lui-même ne t'a vraiment intéressé que par le transfert "familial".Ca donne surtout envie de revoir Bogie et tant pis si c'est de la nostalgie.Ou tant mieux.A bientôt.Rassure-moi,pas de projet d'un remake de Casa quand même?
@eeguab: un bouquin bien écrit qui ne vaut que par la partue autobiographique, une lecture entre les lignes. Pas de projet à ma connaissance de faire un remake de Casablanca mais tout esr possible...
ce polar a l'air pas mal du tout
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@Aymeline: surtout si tu apprécies papa Humphrey et maman Lauren,
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