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Le prix "Jacusi" est accordé à : Dasola, Eeguab, Pierrot Bâton, Dominique et Nanou.

Les Diaboliques adapté d'un roman de Boileau et Narcejac ,Celle qui n'était plus, reste le plus grand succès commercial de son réalisateur Henri-Georges Clouzot.

Synopsis:

Michel Delasalle dirige brutalement un pensionnat dans la région parisienne. Il se plaît à humilier publiquement Christina sa frêle épouse mais aussi sa maîtresse, Nicole, qui enseigne dans l'établissement. Ulcérées, les deux femmes décident d'assassiner Michel, en le noyant dans une baignoire. Elles décident de jeter le cadavre dans une piscine. Mais le corps disparaît…. Je m'arrête dans la narration de l'intrigue et j'obéis sagement aux recommandations des distributeurs du film : " Ne soyez pas diaboliques ! Ne détruisez pas l'intérêt que pourraient prendre vos amis à ce film.  Ne leur racontez pas ce que vous avez vu."

Mon avis:

Il est vrai que l'intérêt essentiel du film disparaît quand le spectateur a résolu l'intrigue. Mais Les diaboliques échappent au danger d'une histoire qui pourrait tourner au film d'horreur grand guignol grâce à  la mise en scène de Clouzot : froide, rigoureuse, sans effets inutiles. Clouzot s'avère aussi comme un remarquable directeur d' acteurs. Vera Clouzot , l 'épouse du réalisateur, qui joue le rôle de Christina n'était pas une actrice professionnelle.Paul Meurisse (Michel Delassale) a d'ailleurs déclaré  que Véra "était comédienne comme moi je suis nègre!" et il a ajouté que Clouzot s'efforçait d'utiliser le talent de Simone Signoret (Nicole) comme support au vide absolu de sa partenaire". De ce fait, les rapports entre Signoret et Clouzot furent épouvantables durant le tournage, qui, prévu pour durer 8 semaines, s'éternisa sur une période deux fois plus longue. Lors d'un des nombreux  accrochages entre Clouzot et Signoret, le réalisateur déclara brutalement à l'actrice: " Je n'aurai jamais dû vous laisser lire la fin du scénario". Cette réflexion correspondait bien à la pensée de Clouzot qui détestaient "les acteurs qui pensent". Avec Vera, il était satisfait. Elle était son objet qu'il pouvait façonner à sa guise, ce qu'il ne pouvait pas faire avec Simone Signoret.

A côté des trois acteurs principaux, Clouzot a su réunir une belle brochette d'excellents comédiens qui ont accepté de petits rôles comme Charles Vanel, Noël Roquevert ou Pierre Larquey. 

Nota : Parmi les jeunes élèves du pensionnat figure un certain Jean Philippe Smet, plus connu maintenant  sous le nom de Johnny Halliday.

Un classique du cinéma français.