une_etrange_affaire

Réalisé par Pierre Granier- Deferre Une étrange affaire, est sorti sur les écrans en 1981.Le film est adapté d'un roman prix Renaudot 1979 de Jean-Marc Roberts. Les vainqueurs du jour: Aifelle, Eeguab, Dasola, Kathel, Myriam, Asphodèle, Valentyne.

 Synopsis:

Louis Coline es tassistant de publicité dans un grand magasin en difficulté économique. Peu investi jusqu'alors dans son travail,  il se voit confier de plus en plus de responsabilités par son nouveau directeur. Fasciné par son patron , il en oublie sa vie de famille, il  délaisse sa femme qui finit par le quitter.

 Mon avis:

Le film est une réflexion sans concession sur le monde de l'entreprise, sur l'emprise  hiérarchique, sur la fascination que peuvent exercer sur leurs subalternes les hommes de pouvoir.

Louis Coline est un employé peu investi par son travail dans un grand magasin en difficulté. L'arrivée d'un nouveau patron chargé de redresser la situation inquiète Louis qui se sent menacé de licenciement. Mais le nouveau directeur lui confie de nouvelles responsabilités, Louis Coline va devenir un employé dévoué   obéissant sans rechigner aux exigences de son chef, véritable gourou. Louis donne un nouveau sens à sa vie, sa vénération pour son nouveau patron lui fait abandonner la femme qu'il aime.

Totalement à contre emploi,  Gérard Lanvin incarne avec perfection un   employé manipulé par sa hiérarchie. Face à lui,  Michel Piccoli représente la figure du pouvoir des grands  chefs d'entreprises, capables de séduire, de menacer, de briser des carrières. La réussite inviduelle d'un employé dépend de la soumission du salarié face à cette toute puissance.

 Le réalisateur Pierre Granier Deferre,  autour du duo Piccoli-Lanvin, a réuni une pléiade d'excellents acteurs (N. BAye, JP Kalfon, JF Balmer). Il  signe une mise en scène sobre et efficace, au scalpel. Cette mise en scène étudie le processus de manipulation-domination-soumission cliniquement, et de celait nous restons quelque peu étranger à ce que nous observons à l'écran. Je n'ai guère eu au visionnement du film la moindre empathie  pour le bourreau machiavélique ou sa victime.