Retraite. Réflexions
La réforme de la retraite est à nouveau à l'ordre du jour et les politiques devraient prendre en considération quelques reflexions de grands philosophes de notre temps:

Les trois grandes époques de l'humanité sont: l'âge de la pierre, l'âge du bronze et l'âge de la retraite. Jean Charles.
Avec la retraite, les mecs ont assez de fric pour vivre peinards jusqu'à la fin de leurs jours.Sauf évidemment s'ils veulent acheter quelque chose. Coluche.
Au bout de quinze ans de chômage on devrait avoir droit à une retraite de chômeur. Wolinski.
Le lundi matin . Arne Dahl.
Le lundi matin
Il y a lundi matin et lundi matin. Pour certains, c'est une vraie joie que de retourner au travail après un long week-end de solitude ou de misère conjugale. Pour d'autres c'est une souffrance infinie de s'arracher péniblement à son lit avec devant soi toute une semaine absurde et mortifère, sans créativité. Pour d'autres encore, c'est un tourment de penser que tous les autres partent au boulot, tous ceux qui ont la chance insigne d'en avoir un.
Et il a une dernière catégorie. Les chanceux qui malgré un week-end particulièrement réussi, retournent travailler avec une impatience presque puérile.
Arne Dahl. Europa blues. Extrait.
L'âme des plantes….
Leonardo Padura. L'automne à Cuba. Extrait:
C'est terrible que la vie ne soit jamais assez longue, même si certains vivent plus que leur temps, ce qui est mon cas. Mais le problème qui me préoccupe est autre: c'est celui des plantes qui vont rester seules….chacun de ces arbres sait que je suis son géniteur, ou, pour le moins son tuteur, et que mes mains les ont nourris, nettoyés , soignés, et arrosés durant trente ans. Que ma voix leur a parlé et que ma présence les a accompagnés depuis qu'ils ont sorti leur première feuille. Mon absence va créer un vide pour eux, et vous pouvez être sûr que beaucoup de ces plantes tomberont malades quand je mourrai et que plusieurs mourront même après moi, car elles seront les premières à savoir ma mort….
Quand les plantes entrent en harmonie avec une personne spécifique, elles sont capables d'établir une relation personnelle avec elle, où que cette personne aille et même au milieu de trois millions d'individus. Mais ce n'est pas le plus étonnant: les plantes sont capables de ressentir la peur ou la joie et de percevoir les pensées et les objectifs de l'homme et même de deviner ses menaces….mais on sait aussi qu'elles sont capables de percevoir et de réagir à ce qui se passe alentour.
Lorenz. Franklin. L'effet papillon.

Le battement d'ailes d'un papillon au Brésil peut-il provoquer une tornade au Texas ?

Barbe, moustache ou rasage ? Votez ! Brassens ou Thorarinsson
Pour qui vais-je voter? J'hésite car aucun des candidats à l'élection présidentielle n'arbore le signe de sagesse attendu de tout bon prétendant à la fonction suprême : la barbe, celle du voisin de Brassens: un fier galant, qui n'emmerdait personne avec sa barbe blanche...
Comment suis-je venu à me poser cette question fondamentalement existentielle : en lisant Le temps de la sorcière de Arni Thorarinsson.
"Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais j'ai toujours eu tendance à me méfier des hommes qui portent la moustache. Peut-être cela vient-il du fait que les moustachus semblent s'être arrêtés à mi-chemin dans le travail, qu'ils sont des hommes du ni ceci ni-cela, ni barbus ni rasés; cette espèce de paillasson qui leur surmonte la bouche relève plus d'un ornement maladroit que d'un choix définitif : celle de se cacher sous sa barbe ou d'afficher son visage dans toute sa nudité. Peut-être que le port de la barbe est la norme? Elle pousse naturellement et la main de l'homme vient défaire le travail de Mère Nature par le rasage."
nota: J'ai lu récemment dans les études d'un descendant du Capitaine Haddock*** que le rasage est une des causes du déficit commercial de notre pays et donc de son endettement : en effet nous importons en masse, rasoirs jetables, mécaniques, électriques, mousse à raser, after-shave, lotions, pansements (liées aux coupures)...et nous exportons peu. Le temps passé dans la salle de bain se déduit du temps de sommeil, augmentant la fatigue des travailleurs et entraînant logiquement l'aggavation du stress et par voie de conséquence la surconsommation d'anti-dépresseurs, surconsommation qui gonfle le trou de la sécu. Le rasage journalier serait aussi à l'origine de très nombreux cas de divorces! La salle de bain devient un enjeu majeur dans un couple qui se rend au travail aux mêmes heures, et par là source de disputes.***(article paru le 1° avril 2012).
Paul Morand. New York.1930. extrait
Les gratte-ciels.
Les gratte-ciel ! Il y en a qui sont des femmes et d'autres des hommes ; les uns semblent des temples au Soleil, les autres rappellent la pyramide aztèque de la Lune. Toute la folie de croissance qui aplatit sur les plaines de l'Ouest les villes américaines et fait bourgeonner à l'infini les banlieues vivipares s'exprime ici par une poussée verticale. Ces in-folios donnent à New-York sa grandeur, sa force, son aspect de demain. Sans toits, couronnés de terrasses, ils semblent attendre des ballons rigides, des hélicoptères, les hommes ailés de l'avenir. Ils s'affirment verticalement, comme des nombres, et leurs fenêtres les suivent horizontalement comme des zéros carrés, et les multiplient. Ancrés dans la chair vive du roc, descendant sous terre de quatre ou cinq étages, portant au plus profond d'eux-mêmes leurs organes essentiels, dynamos, chauffage central, rivetés au fer rouge, amarrés par des câbles souterrains, des poutrelles à grande hauteur d'âme, des pylônes d'acier, il s'élèvent, tout vibrants du ballant formidable des étages supérieurs ; la rage des tempêtes atlantiques en tord souvent le cadre d'acier, mais, par la flexibilité de leur armature, par leur maigreur ascétique, ils résistent. Les murs ont disparu, ne jouant plus aucun rôle de soutien ; ces briques creuses dont la construction est si rapide qu'on peut monter d'un étage par jour, ne sont qu'un abri contre le vent et ces granits, ces marbres qui garnissent la base des édifices n'ont que quelques millimètres d'épaisseur et ne constituent plus qu'un ornement ; les plafonds en lattis sont simplement agrafés aux charpentes, le toit est fait de feuilles d'acier. Tout bois est interdit, même en décoration ; tout l'effort, accru par l'altitude, est troué par ces cages ignifugées que traversent une vingtain d'ascenseurs et tant de faisceaux de fils électriques qu'on dirait des chevelures... ( ... )
Céline. New york (extrait du Voyage au bout de la nuit)

Pour une surprise, c'en fut une. À travers la brume, c’était tellement étonnant ce qu'on découvrait soudain que nous nous refusâmes d'abord à y croire et puis tout de même quand nous fûmes en plein devant les choses, tout galérien qu'on était on s'est mis à bien rigoler, en voyant ça, droit devant nous...
Figurez-vous qu’elle était debout leur ville, absolument droite. New York c'est une ville debout. On en avait déjà vu nous des villes bien sûr, et des belles encore, et des ports et des fameux mêmes. Mais chez nous, n'est-ce pas, elles sont couchées les villes, au bord de la mer ou sur les fleuves, elles s’allongent sur le paysage, elles attendent le voyageur, tandis que celle-là l’Américaine, elle ne se pâmait pas, non, elle se tenait bien raide, là, pas baisante du tout, raide à faire peur.
On en a donc rigolé comme des cornichons. Ça fait drôle forcément, une ville bâtie en raideur. Mais on n'en pouvait rigoler nous du spectacle qu'à partir du cou, à cause du froid qui venait du large pendant ce temps-là à travers une grosse brume grise et rose. et rapide et piquante à l’assaut de nos pantalons et des crevasses de cette muraille, les rues de la ville, où les nuages s'engouffraient aussi à la charge du vent. Notre galère tenait son mince sillon juste au ras des jetées, là où venait finir une eau caca, toute barbotante d'une kyrielle de petits bachots et remorqueurs avides et cornards.
Pour un miteux, il n'est jamais bien commode de débarquer de nulle part mais pour un galérien c’est encore bien pire, surtout que les gens d’Amérique n’aiment pas du tout les galériens qui viennent d’Europe. C’est tous des anarchistes » qu’ils disent. Ils ne veulent recevoir chez eux en somme que les curieux qui leur apportent du pognon, parce que tous les argents d’Europe, c’est des fils à Dollar.
J’aurais peut-être pu essayer, comme d'autres l’avait déjà réussi, de traverser le port à la nage et de me mettre à crier : « Vive Dollar ! Vive Dollar ! » C'est un truc. Y a bien des gens qui sont débarqués de cette façon-là et qui après ça on fait des fortunes. C'est pas sûr, ça se raconte seulement. Il en arrive dans les rêves des biens pires encore. Moi j'avais une autre combinaison en tête, en même temps que la fièvre.
Louis-Ferdinand Céline, Voyage au bout de la nuit
Phillippe Geluck. citation: sondage.

A la question: faites vous confiance aux instituts de sondage ? 64 % des français répondent non. Et 59 % répondent oui.
Phillippe Geluck.
Kjell Ola Dahl - Ben. Les amoureux, citations.
Les gens qui aiment sont innocents, quelle que soit la personne qu'ils aiment, et quelles que soient les raisons de leur amour.
Kjell Ola Dahl.
Coluche. Réflexions sur la politique.
La moitié des hommes politiques sont bons à rien. Les autres sont prêts à tout.
C'est pas dur la politique comme métier ! Tu fais cinq ans de droit et tout le reste c'est de travers.
Coluche







