Cronos & la grande faucheuse
Chronos & la grande faucheuse.
Je manie l'anaphore avec parcimonie, ma vocation n'est pas de jouer avec les formules linguistiques, je m'exprime sans surprise, je ne cherche pas à placer esperluette dans mes papiers pour donner de l'altitude à mes propos le plus souvent au ras des escarpins. N'ayez aucune inquiétude, manquant de diplomatie, je ne me lance pas dans la politique, je refuse d'appartenir à une église, de crier à l'assassin les jours de défaite quand la porte se referme ou de pleurer de joie les lendemains de victoire au soir du second tour.
Je n'ai aucune once de jalousie envers les élus du peuple. Je préfère mon métier, même si je n'ai jamais de vacances, j'effectue un vrai travail qui exige une inspirante solitude. Dès demain à travers l'hexagone, je vais commencer à manier la faux de Chronos, à construire une pyramide de cadavres. Sous une autre identité, je vais gagner ma première destination. J'espère qu'il n'est pas nécessaire de vous faire un croquis, je suis là pour éliminer les impuretés du système, faire taire des témoins bien gênants qui risquent de jacasser. Ainsi l'avenir s'annonce ensoleillé pour moi, Wens : tueur à gages de profession. Les contrats pleuvent. Quel beau temps pour mourir!
Des mots, une histoire N° 64:
diplomatie – église – inspirante – croquis – vocation – escarpin – impureté – altitude – destination – esperluette – solitude – anaphore – parcimonie – inquiétude – identité – faux (outil) – surprise– tour –papier – porte – assassin – vacances – jalousie – ensoleillé – victoire – pyramide
Le Duel ou la fin d'un scénariste.

Séquence 27.
Il se fait tard, le soleil fugitif se couche à l'horizon…(PG Subjectif) ( en Off: les oiseaux bégayent leurs dernières trilles)…Carlota sort, merveilleuse de l'onde…le temps semble suspendu, une éternité…(Lent TRAV Arrière, ralenti ) un chien au pelage roux dort au pied de Niko (Pano bas haut+ Trav. Avant sur le visage) Niko reste interdit, il respire le parfum de muguet prélude à l'extase…(TGP).
(Insert): images et sons de tornade + alterné des scènes de carnage …
(Noir.ellipse )….
Niko apporte le plateau du petit déjeuner (PM) …Carlota est recouverte d'un drap de soie froissé (PM en plongée)….
J'arrêtais la lecture et levais le regard :
_Qui a écrit ce navet toxique ?
-Un ancien ministre de la culture qui se recycle dans le cinéma, avec une lettre de recommandation de l'ex-président me repliqua mon interlocuteur
-Vous n'allez pas produire ce film?
-J'ai pas le choix! TF1 est prêt à financer "Le Duel" sauf si l'auteur du script décède brutalement… me répondit-il en souriant.
Vous connaissez la suite. Vous avez lu les titres de la presse: "Suicide ou accident", "Le monde de la culture est en deuil" "Hommage unanime: la France sous le choc". J'ai personnellement l'impression d'avoir aidé le cinéma français.
Les mots imposés pour l’édition 63 Des mots, une histoire : tard – pelage –lettre – muguet – tornade – prélude – oiseau – temps – plateau – duel – éternité –bégayer – toxique – merveilleuse – soleil – film – fugitif – interdit – carnage
L'art d'étriller .
Je vais vous raconter deux histoires qui semblent à priori liées seulement par pur hasard:
Hier, dans l'après midi, vers 16 heures.
Avec l'apparente insouciance de la jeunesse, un sourire aux lèvres elle sirotait son thé à la bergamote. Lui, l'âge canonique, n'était pas dans son assiette, les nerfs à fleur de peau, jouant avec son alliance, le sang lui montait à la tête.Il se leva en renversant son café sur le traité de "Philologie Hermétique "de G.Trille. Merde! dit-il en regardant son bouquin avec tristesse…je vais me donner un coup de peigne. Il se traînait, chavirait entre les chaises qui traçaient un véritable labyrinthe vers les toilettes. Profitant de son absence, elle se saisit du portefeuille de l'homme, s'empara de la carte bancaire et des billets et quitta précipitamment le bar. Dans l'immédiateté, Il faut tirer la leçon de cette histoire: les vieux cochons doivent se méfier des jeunes beautés qui ne sont jamais que pures créations du diable.
Hier Soirée et Nuit.
J'ai passé une soirée merveilleuse, un des moments inoubliables de mon existence: une nuit de Chine, une nuit caline, d'ivresse et de tendresse...
Là vous êtes logiquement en droit de vous interroger, de quoi parle-t-il ? quel est donc le lien entre les deux récits anodins et banals? d'autant que vous vous moquez comme d'une guigne de mes joies ou de mes peines. Seul votre existence a une once d'importance. Mais je tiens à vous imposer , par charité chrétienne, une réponse : avec l'argent soutiré à l'ancêtre cacochyme, Elle et moi avons passé une nuit d'extase. Méditez donc, chers lecteurs cette maxime :
"Les coïncidences n'existent pas et dans la vie tout a une explication rationnelle"
ou à cette autre encore plus pertinente:
"l'argent des vieillards fait le bonheur des amants sans scrupule".
Des mots, une histoire N°62: Sourire, tristesse,immédiateté,assiette, création, café, peau, trille, absence, bergamote, confiance, peigne, hermétique, insouciance, facile. Sang . labyrinthe. Coincidences. Chavirer.
Débâcle.
Il émanait un parfum de débâcle….Seul dans l'immense bureau, au milieu des étagères, il errait désorienté, demeurait interdit, les épaules basses…un sentiment d'abandon, de vide…il n'était plus que la caricature du portrait de lui même placardé sur le mur…il avait rendu les armes… après la défaite, allait-il repartir au combat?…il allait hiberner quelques temps ou partir pour un voyage lointain sous un ciel bleu, prendre le train ou l'avion en cachette…jusqu'au dernier moment il avait cru au vote des indécis…pourtant les enquêtes d'opinion exprimaient clairement un manque de confiance…comme des garnements, pensa-t-il, les électeurs l'avaient abandonné…. l'isoloir avaient tranché… une partie de ses "amis" avaient déjà quitté le navire, rejoint le camp adverse …les médias jadis serviles se déchaînaient sans tendresse…les chiens étaient lâchés… un chemin classique banalisé… sur un Nocturne de Chopin…Winston Churchill alluma un cigare et se servit un double whisky... (Londres 1945).
Déclaration de Winston Churchill: "Après la guerre deux choix s'offraient à moi : finir ma vie comme député, ou la finir comme alcoolique. Je remercie Dieu d'avoir si bien guidé mon choix : je ne suis plus député ! "
Les mots imposés pour l’édition 61 de Des mots, une histoire :
hiberner – sentiment – tendresse – cachette – étagère – indécis – traîner – émanation – garnements – manque – spinalien – béant – désorienté – interdit – nocturne – caricature – caractère – banalisé – dosage – bleu – isoloir – enquêter – lointain – épaule – train – repartir – voyage.
La Pause....
Ma participation à l' Atelier du Skriban qui se met en pause :

Collage urbain de Ernest-Pignon-Ernest
La pluie redoublait …des sirènes hurlaient…un séisme …l'horreur…comment était-ce possible ? je restais planté hagard le visage entre les mains près d'une cabine téléphonique…je sortais d'un tableau de Munch… à côté Claudia le regard vague sanglotait : ce n'est pas vrai, dis moi Wens … je rêve…non, nous étions en plein cauchemar , abattus…quel avenir nous attendait et les questions surgissaient , se bousculaient sans réponse: pourquoi , comment ? les sentiments de tristesse, d'incompréhension, d'abandon venaient se fracasser dans nos têtes …elle écrit…je me retournais et je regardais Claudia qui esquissait un sourire…elle écrit, c'est certainement pour cela que Gwen est en pause…alors j'ai dansé sous les dernières gouttes de pluie, je me suis senti l'âme de Gene Kelly , brusquement le soleil a écarté les nuages, le rire de Claudia a fait taire les sirènes.
Paix pour Pedro.
Au procureur principal. Placide Provost de Pantin. Procès- verbal produit par Paul Procrastination, policier en poste à Puteaux :
Sous la pluie du printemps pascal, Pilare Polenta, professeur de psycho-psychanalyse à Paris, poussa le portillon de porphyre du parc du promontoire, proche du presbytère du Prieuré. Elle promenait peinardement Prince son pervers pékinois persan et Prudence sa pimbêche "Podengo Portugais Pequeno" au pedigree pharaonique sur les pelouses pelées du parc du promontoire. La psychiatre portait ses provisions pliées dans des pratiques pochons en plastique. Elle ployait sous le poids : poivre, persil, poivron, potiron, petits pois, poireaux, pissenlits, poissons plats et perches de pisciculture, pieds de porc, poulet plumé, pintade, perdrix, picrate pétillant, parmesan, pommes, poires, pruneaux, pêches, petits-suisses, petits-beurre et pâtisseries.
Une pause : par pitié pour le pauvre peuple des Plumes . Poursuivons....
Prince, polisson, partit sans préavis polluer sous le platane et le peuplier, les pétales des pivoines, des pensées, des pervenches, des pétunias, des pollens des pavots. Puis le persan pékinois poursuivit. Péniblement, la pédagogue Pilare Polenta à la perruque poudrée partit à sa poursuite, elle se précipita sur le perron du préau du parc et proféra publiquement un Putain plaintif, (propos prononcé par la partie), puis se permit un Pouah, pinça son pif proéminent, se plaignant de la pénible et pestilentielle puanteur. Sur le pavé, les poux, les puces, les punaises proliféraient, pullulaient à profusion sur la panse purulente du proxénète Pedro Pedrosa Portugais de Porto propriétaire de la pizzéria "La pyramide Polygonale" à Poitiers (Poitou)***. En putréfaction, il puait : le poulpe pourri, la poubelle, le purin et le pipi de Prince (le pékinois au pedigree de pharaon persan ). Des prédateurs: pic vert, pies, pigeons, pinsons et un pétrel, piaffaient, picoraient les poignets, les pommettes, la poitrine, le plexus, la peau pommelée du postérieur protubérant, le pharynx putride, les poumons sans parcimonie. Pedro le pizzaiolo mais aussi proxénète patenté portait un polo et un pull-over pistache, un pantalon prince de Galles; dans ses poches, il possédait : un portefeuille avec des papiers périmés, pré-préhistoriques et un porte-clefs, un porte-carte avec un pot pourri de photos, des polaroids de sa présumée potelée pupille Patricia Picard dans des poses pas possibles sur des pédalos, des profils peu pudiques et pas présentables à un pur public de pucelles, des postures et positions probablement prohibées (précisons : pleinement pornographiques), un petit portable possédant des prénoms de péripatéticiennes positivement professionnelles et d'un politicien perverti.
PS : Parti Pedro! Des pralines et des pruneaux dans le paletot. Je paraphe d'un pseudo: (P)ens.
PS,+: Pensez pour Pentecôte passionnés plumitifs à une pizza au parmesan pour papa Pierre et papie Paul...
Les mots de la semaine: Poussiéreux (se) – pluie – pré – persévérance – parcimonie – picorer -page – perdu(e) – pétillant(e) – procrastination* – pédalo – putréfaction – pollen – pardon – persan – pivoine – partage – poudrer.
Les obsèques d'Ottis.
Octobre après l'ondée d'un orage, à Ormeau dans l'Orne.
Sous les ormes, Octave opticien orléanais, opulent et obtus, observait l'orange ombrelle d'organdi, ornée d'orchidées, ouverte d'Olivia orthophoniste à l'oeil d'opale. L'officiant orchestrait les obsèques oecuméniques et ordinaires d'Ottis Oustachi, originaire d'une oasis d'Ouzbekistan oriental, oncle d'Octave. L'onctueuse oraison de l'orateur obèse osait octroyer à l'ex-octogénaire ornithologue et organiste une oeuvre onirique d'orthopédiste des ortolans. Or, l'ode de l'obséquieux officiant omettait objectivement d'ouvrir l'oeil sur l' Ouzbeck: un oubli odieux. L'opaque et oisif Ottis obéissait à des obsessions obcènes. L'ordure d'olibrius organisait des orgies, une offense à l'oeil et l'oreille . En osmose, des ouistitis et des orangs-outans outillés d'organes outranciers outrageaient et offensaient sans onguent des oiselles de l'orphelinat orthodoxe de l'Océan.
Oublié les Oh orgasmiques …Occis Ottis par votre obligé.
Les mots en O à placer dans le texte étaient : or – opale – orange – osmose – ode -obligation – offense – oh – ordinaire – orage – opportunité – ouvert (e) –onirique – obsession – ombrelle – obéissance – oubli – octave – orgue(s) -océan –orme – orchidée.
Ecologie, bicyclette et dopage...
Photographie de Gaewnaelle. Atelier du Skriban.
Dans le bistrot aux couleurs de l'OM, au zinc, Jojo rêvait tout haut. C'était l' écolo, l'intello du troquet : Le vélo c'est l'avenir, pas d'émission de CO2.. des économies de pétrole.. il faut juste agrandir les couloirs de circulation réservés…imagine, les foyers ont deux bagnoles en moyenne…tu remplaces une bagnole par un vélo… plus de problème de stationnement…un panier devant pour faire les courses… le mec prend la tire et sa moitié pédale pour lutter contre la cellulite…
Marius le sportif abonné à l'Equipe, ajouta : Ouais, mais la petite reine c'est du sport pas un truc de gonzesse, quand tu vois les cols qu'ils se tirent les zigs…chapeau…devant la télé, je transpire rien qu'à les voir monter le Galibier dans les Vosges…une nana pourrait pas faire ça c'est sûr.
Jojo reprit: J'ai pas dit de leur faire le tour de France aux mignonnes… juste faire les commissions, aller au boulot et chercher les moutards…ça me viendrait pas à l'idée de leur filer le volant pour un grand prix de formule 1… Je parle économie et écologie, pas compétition, nuance…
Toni qu'est pas très bavard ajouta cependant son grain de sel : vu comme ça, alors…
Les trois amis vidèrent leur 51 et Manu le patron leur remit une tournée, déclenchant l'hilarité générale en déclarant : Au moins vous, vous n'êtes pas de la pédale.
Assis au fond de la salle, devant mon petit crème, je lisais la page des faits divers: "Le docteur Biaggeri figure bien connue du cyclisme professionnel a été retrouvé mort à son domicile victime d'une overdose d'EPO…" Le pisse-copie ne précisait pas qu' après lui avoir administré l'injection fatale, j'avais fixé le toubib sur son vélo d'appartement.
Texte réalisé dans le cadre de l'atelier du scriban avec une simple consigne suivante : à partir de la photo écrire le texte qui vous plaira.
Greentown.
Le printemps s'annonçait, la campagne électorale se terminait mais la mobilisation des militants des partis politiques ne faiblissait pas dans la bonne ville de Greentown. Pourtant dans le parti de l'Eolienne, la lassitude se lisait sur le visage épuisé des sympathisants amers… une nouvelle sortie à la recherche de signatures pour soutenir leur action avait tourné au fiasco, ils étaient revenus bredouilles. L'annonce des sondages qui se succédaient approfondissait leur blessure… L'héroïne du peuple des cyclistes ne réussissait jamais son oral à l'écran. Le peuple vert naïvement croyait que les les élections se gagnent sur des idées, alors que dans la tradition électorale, c'est une affaire de promotion : Auchan contre Carrefour, La Redoute contre Les Trois Suisses.
Mon charcutier qui vouait une dévotion à une ex-candidate qu'il surnommait la Madonne me disait : " Elle cause bien, on la voit partout, on l'entend sur toutes les radios, ça prouve…" et il ajoutait : "Et puis mon cochon, elle sait se fringuer sans extravagance et au balcon y a de quoi oublier ses moments de solitude…". Je lui faisais remarquer que cela ne constituait pas un programme pour le pays, il rigolait : "Tu y crois à leurs discours, quand un lascar te dit 5% le lendemain, l'autre déplace la virgule et ça devient du 50% … ils iraient dans la brousse*** copuler avec les hyènes pour se faire élire si la télé était là." Il abattait sa hache sur les côtelettes et l'étal était secoué par un tremblement provoquant l'aboiement des clébards du quartier.
Je m'étais invité dans la campagne électorale et j'avais l'honneur de figurer à la Une des quotidiens régionaux et nationaux: "le sénateur maire de Greentown sauvagement assassiné…", " Monsieur Jettutara, le centriste de gauche ou de droite poignardé…" et les candidats de tous bords s'emparaient de l'affaire…"il faut renforcer notre politique sécuritaire"…"le bilan du sortant est catastrophique"…"l'insécurité rime avec étranger". Les chiffres en hausse du chômage et les licenciements massifs étaient rejetés en page 6, juste sous la forme d'un entrefilet. Qui avait financé mon contrat?

Des mots une histoire N° 58, 25 mots à placer dans un texte parmi:
cochon – grésillement - jettatura – aboiement – printemps – cycliste – blessure – amer – signature – mobilisation – promotion – tradition – balcon – héroïne – solitude – écran – tremblement – bredouille – égarement – oral – dévotion – extravagance – copuler – lassitude – virgule – brousse – épuisée
Rien à voir avec la brousse africaine pour ce gâteau facile à réaliser et succulent: Le gâteau à la brousse. "Patissoun à la broussa fresca". (Carnets de recettes de nos terroirs. Provence) de F-R Gaudry. Solar.
Ingrédients:
400 g de brousse, 4 oeufs, le zeste râpé d'un citron non traité, 100 g de sucre en oudre, 80 g de poudre d'amandes, 10 g de beurre, Une cuillère à soupe de farine, une cuillère à oupe de sucre glace (facultatif), sel.
Recette:
1. Préchauffez le four à 180 °.
2. Cassez les oeufs en séparant les blancs des jaunes, réservez les blancs dans un saladier. Dans un autre saladier, mélangez la brousse, le sucre en poudre et les jaunes, ajouttez la poudre d'amande et le zeste de citron râpé et mélangez. Battez les blancs en neige très ferme avec une pincée de sel.
3. Beurrez et farinez un moule à manqué de 25 centimètres de diamètre. Mélangez délicatement les deux préparations et versez la pâte obtenue dans le moule. Glissez au four et faites cuire pendant trente cinq minutes. Si vous voulez un gâteau luisant, saupoudrez-le, 10 minutes avant la fin de la cuisson, de sucre glace.
Pour ceux qui ignorent l'existence de la brousse:
http://www.supertoinette.com/fiche-cuisine/508/brousse.html
Une comédie sentimentale
Une comédie sentimentale.
Devant une maison encore en chantier un chauffeur de taxi rubicond et ventripotent jouait de l'harmonica sous des bananiers. Dans une robe rose, Blanche, la princesse au teint coquelicot, tournait son regard magnétique vers un nid juché dans l'amandier qui se dégageait sur le ciel azur, les branches secouées par le vent du nord de l'automne naissant. Blanche dessinait péniblement avec un crayon HB n° 2 Faber-Castell sur une page de son carnet de croquis Canson XL Recycled. Elle posa son crayon HB n°2 et se mit à gémir avec philosophie: "l'épinard c'est la ruine du beurre.
J'appuyais sur le clavier de ma télécommande de la télé. J'abrégeais mon supplice. Comment une critique renommée avait pu faire l'apologie d'un tel navet ? "Une comédie sentimentale époustouflante: TTT". Je ne regrettais pas d'avoir salement et sadiquement suriné la pisse-copie la veille au soir dans sa baignoire, et de l'avoir laissé mariné comme un hareng dans son jus***. Bon débarras. Et 20 000€ pour ma pomme.
Les mots imposés pour l’édition 57 Des mots, Une histoire : automne – nord – chauffeur – amandier– crayon – page – maison – chantier – ventripotent – azur – philosophie – rubicond – – princesse – rose – bananier– clavier – nid – ruiner – harmonica – coquelicot – magnétique – beurre – comédie
Ingrédients (pour 4 personnes):
250 g de filets de harengs doux - 1 verre de vin blanc sec - 2 oignons - échalotes - 8 baies de genièvre - 1 bouquet de persil plat - thym - laurier
Recette:
1.Éplucher et tailler les oignons en fines rondelles.
2.Dans une terrine, disposer une couche de filets de harengs et recouvrir d’une couche d’échalotes, de persil haché, de thym et d’une feuille de laurier coupée en morceaux. Recommencer l’opération jusqu’à épuisement des ingrédients, recouvrir entièrement avec le vin blanc et ajouter les baies de genièvre.
3.Laisser mariner cette préparation au frais pendant 48 heures.
4.Servir les filets de harengs marinés avec une salade tiède de barbes-de-capucin, de pommes à l’eau et de rondelles d’œufs durs.







