Les_Beaux_mecs_la_tres_belle_serie_de_France_2_arrive_le_16_mars_image_article_paysage_newSynopsis: En compagnie de Kenz,un petit caïd de cité, Tony le dingue grande figure du banditisme, s'évade de prison. Il a déjà a purgé vingt cinq ans de prison. Le motif de sa cavale est  évident: la vengeance.

 

J'avais vaguement vu que l'histoire des beaux mecs racontait l'histoire d'un truand évadé de cabane après plus de 25 ans passés au placard, et je craignais le pire d'autant que la bande annonce de France 2 avait plutôt tendance à m'effrayer. Mais au hasard de mas lectures,  J'ai appris que la série diffusée pendant quatre semaines était écrite par Virginie Brac , alors je n'ai pas pu résister à l'envie d'ouvrir ma télé . En effet j''avais particulièrement apprécié son écriture d' Engrenages, présenté sur Canal+. Et en regardant les deux premiers épisodes des Beaux Mecs je dois avouer que je n'ai pas été déçu, même si le téléfilm n'est pas un chef d'oeuvre inoubliable ( en particulier la musique est souvent pesante). J'ai apprécié le scénario de Virginie Brac et la réalisation de Gilles Barnier. Le plaisir, et la surprise,  provient des changements de tonalité permanents des deux premiers épisodes de cette série policière. 

Dans une scène  j'ai eu l'impression de me retrouver face à Gabin avec des textes d' Audiard ou de Simonin puis d' apercevoir les borsalinos   de  Belmondo ou Delon au milieu des tapineuses. Et dans la séquence  suivante des personnages abandonnent  l'argot des années cinquante , et se mettent à jacter en  verlan avec  saveur. Le spectateur est emporté par un fou-rire, cette histoire de truands en cavale est souvent drôle. Le caïd moderne est un lève tard , il a du mal à sortir de son lit après une teuf mémorable et oublie de faire le plein de sa tire poussive…rien à voir avec les "beaux mecs" d'un autre temps, les planificateurs de la cambriole, les truands au code d'honneur.  Mais attention, les petits caïds à la cervelle de moineau restent toujours dangereux et la violence guette à tout instant. N'oublions pas qu'un truand reste dangereux, d'une époque à l'autre. La distribution est remarquable Simon Abkarian incarne Tony un malfrat de la vieille école qui doit s'associer avec l'inénarrable voyou des cités ( formidable Soufiane Guerrab). Que dire de  l'interprétation de Victoria Abril en pute de luxe dominatrice….

Un bon divertissement.