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Le prix Eglantine est accordé à: Aifelle, Eeguab, Dasola, Pierrot Bâton, Somaja, Myriam, Bonheur du jour.

Le nom de la Rose, superproduction internationale, réalisé par Jean-Jacques Annaud est sorti à la fin de l'année 1986, il a obtenu un immense succès public et critique. Le film obtint le César du meilleur film étranger en 1987.

 Synopsis:

En 1327, l'église catholique est en pleine crise. Les papes ont quitté Rome pour se réfugier à Avignon. L'église est déchirée, l'autorité du souverain pontife est contestée. Dans une abbaye bénédictine située au nord de l'Italie, des moines meurent dans d'étranges circonstances. Le franciscain Guillaume de Baskerville accompagné par son jeune secrétaire mène l'enquête.

 Mon avis:

Le roman, fort érudit de Umberto Eco, semblait impossible à transposer à l'écran. Le livre est en effet une réflexion philosophique et théologique approfondie. De plus Eco, brillant universitaire, profite du roman pour développer ses idées sur le langage. Le scénario n'est pas une adaptation linéaire du roman. Annaud a pris le parti de supprimer des parties du livre et de créer d'autres scènes très visuelles et spectaculaires. Il réalise un haletant et superbe polar médiéval sur fond de règlement de compte entre ordre mendiants, délégués du papes et inquisition. Sean Connery est à la tête d'une brillante distribution, il incarne Baskerville (allusion directe semble-t-il à Conan Doyle) ancêtre brillant et spirituel de Sherlock Holmes.

L'humour parcourt en effet le film, pour mieux dénoncer l'intolérance qui sévissait dans la société médiévale, et qui sévit malheureusement encore de nos jours.

Annaud s'est entouré de collaborateurs de  talents, le film est d'une grande beauté visuelle grace aux décors de Dante Feretti qui a reconstruit l'abbaye dans la montagne des Abruzzes. L'ambiance mystérieuse, inquiétante, sombre, menaçante doit beaucoup au traitement de la lumière signé par Tonino Delli Colli et à la musique de James Horner.

Peut être la plus grande réussite de Jean-Jacques Annaud.