03GUTT_3257874_1_apx_470_Présentation de l'éditeur:

Oslo, au cœur de la nuit. Le corps sans vie d'une jeune femme est retrouvé dans une benne à ordures. Nu, le cadavre a été soigneusement enveloppé dans un film plastique, les parties génitales ébouillantées, comme si l'on avait cherché à masquer une quelconque trace de viol.
Dépêché à l'Institut médico-légal, l'inspecteur Frank Frølich est chargé de l'enquête. Quand il découvre le visage de la victime, son trouble est manifeste. Cette femme, il ne la connaît que trop bien : la veille, il l'a arrêtée en flagrant délit de possession de stupéfiants avant de la croiser quelques heures plus tard au bras d'un vieil ami d'enfance perdu de vue depuis des années et qui célèbrait son mariage. On dit souvent que la mariée est trop belle. Celle-ci semble trop mystérieuse...
Tiraillé par ce conflit d'intérêts, et alors qu'une nouvelle affaire éclate avec la disparition d'une jeune étudiante ougandaise, Frank Frølich se rend vite compte qu'il va devoir replonger dans les moments troubles de son adolescence pour trouver les clés de l'énigme...

 Mon avis :

Faux-semblants est le troisième volet de la série d'enquêtes qui réunit le commissaire Gunnarstranda et son adjoint l'inspecteur Frølich, personnage central de la présente histoire. Dahl construit avec habileté son récit. Comme Frølich, le lecteur est entraîné à construire des hypothèses, à suivre parfois des pistes erronées; il est amené à se faire abuser par des faux-semblants. Il est placé dans la démarche quotidienne du policier, réfléchit avec lui. Ici, pas d'effets spectaculaires. C'est un roman d'investigation classique. Mais plus que la résolution des enquêtes policières menées en parallèle, l'intérêt principal du roman provient de la découverte d'un pan du passé douloureux de l'inspecteur Frølich.  Comme dans tous les bons romans policiers, l'aspect humain, la richesse des personnages et leurs relations prennent le pas sur l'intrigue. Cependant au cours de la lecture une certaine distance s'établit entre le lecteur et les personnages principaux. En effet, la personnalité des deux policiers n'est pas assez affirmée et développée. Frolich ou Gunnarstanda ne sont pas encore à la hauteur du retraité Wallender de Mankell, il leur manque une once d'épaisseur charnelle qui ferait d'eux, plus que des personnages de roman, des amis qui nous accompagneraient comme s'ils étaient réels!

Le romancier norvégien a pourtant un véritable talent d'écriture, son style est fluide, plaisant et fait de Faux-semblants une lecture agréable.

Merci à Dialogues Croisés.

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